Escalade

Encore un article au plus près des faits.
J’ai encore « gravi un échelon » … c’est dur de l’écrire, j’ai honte… mais je me dis que si qqun passe par ce blog et qu’il a connu cette situation, il pourrait peut-être donner des pistes à explorer.

J’ai secoué Choubidou. 😥  J’ai essayé de ne pas m’énerver, j’ai essayé de résister mais j’ai échoué 😦

C’est ce que je pense, on ne peut pas avoir de vie « à côté » tout en conservant « de bonnes relations » avec eux, à cet âge. C’est en tout cas l’impression que j’ai. La nuit de samedi, Lou s’est réveillé et je l’ai pris dans mon lit, et on a eu du mal à se rendormir. Et hier matin (dimanche) je devais me lever tôt pour faire un vide-grenier (côté vendeur), du coup tout ça m’a bien fatiguée et j’étais épuisée à la fin de la journée 😦 … à 22h ils ne dormaient toujours pas.

J’ai tellement hurlé que j’en ai la voix enrouée ce matin.

Après le coup de chaud, je me suis vite reprise et suis allée leur parler bien sûr. Je leur ai dit que j’avais fait une erreur, que j’avais le droit d’être en colère mais pas le droit de m’énerver comme ça. Je leur ai demandé pardon et surtout Choubidou.

Mais il faut que j’arrête de me plaindre quand je les vois frapper quand ils sont énervés !! Je ne suis pas le meilleur modèle qui soit en ce moment…

Il faut que je trouve vite un moyen pour contrôler cette colère (qui est là quand je suis très fatiguée, ou en période pré-règles). Avec les idées que j’ai évoqué dans Vie de mère / vie de femme, je pense que je finirai par y arriver. Il le faut. Car en tant que maman solo, ce ne sont pas les occasions qui vont manquer où ils vont me faire sortir de mes gonds.

Plus le sujet du logement de Mr Champi, ça fait aussi du stress : on voulait qu’il trouve un coloc pour pouvoir venir habiter dans « notre » appartement (les miniChampi et moi on déménage mi juillet, plus près de chez papimamie) pour pouvoir accueillir les enfants le week-end, sur des plages plus longues que 3 h, et la nuit aussi…. Mais ça tombe à l’eau car on ne trouve pas. A la place de ça, il les recevra dans son 12 m², au 5e sans ascenseur, le week-end, qques heures j’imagine. Je trouvais ça aberrant. Mais si on se place du point de vue du droit des enfants à voir leur père (et inversement), la psy de L’Aubier a dit que ça ne posait pas de problème tant qu’il ne cuisinait pas quand les enfants sont là (rapport à la kitchenette et absence totale de sécurité).

Ca me mine car ils n’auront pas toute l’attention qu’ils méritent à leur âge (exemple, ces 2 derniers samedi, il ne les a pas sortis car il pleuvait -du crachin !!- alors qu’on habite au RDC et qu’on a un magnifique jardin de résidence en sortant. Il fera quoi les week-ends froids d’hiver dans son 12 m²-5e sans ascenseur ?

Et bien sûr ça me mine, car ça sera moins évident de reprendre une « vie de femme ». Mais ça c’est à moi de mettre de côté mes envies perso, mon côté égoïste, et faire en sorte d’être au mieux de ma forme (physique, psychologique,mentale…) afin de ne pas être une mère qui crie sans cesse sur ses enfants !!

J’ai trouvé ces articles sur internet. Bizarrement, c’est la première fois que je tape « une solution pour  ne plus m’énerver sur mes enfants » sur Gugule !

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Vie de mère / vie de femme (+EDIT)

Dernièrement, je me suis pas mal occupé de mes petites bidouilles faitmain… je me suis prise à « rêver » d’un homme avec qui j’échangeais des emails (au boulot, car fournisseur avec qui on bosse de temps en temps)…  rien d’extraordinaire mais juste assez pour réveiller la femme qui est en moi. Du coup, ça fait à peu près 6 mois que j’envisage enfin de reprendre une vie de femme; voir plus de monde, me « faire belle » et me sentir désirable et pourquoi pas rencontrer quelqu’un, reprendre une activité physique style piscine car comme je l’ai dit il n’y a pas longtemps c’est plus possible >_<, me mettre au yoga… et je ne sais pas si j’y arriverai sans « abimer » mon rôle de maman, ma relation avec eux (= en venir à être toujours énervée contre eux). Je pense que c’est un équilibre à chercher et que comme tout équilibre, ce n’est pas facile à trouver et il me faudra du courage et de la patience.

Depuis que j’ai sorti la tête de l’eau (ce qui coïncide avec Mr Champi hors de l’appart et la prise des antiD), il y a eu plusieurs fois des périodes où je me transformais : plus nerveuse, moins patiente, plus impulsive, plus de cris sur les enfants… un vrai monstre !

J’ai relu en diagonale mes articles pour voir l’évolution de mes écrits sur le sujet « je m’énerve sur eux/jusqu’où vais-je aller? ».
Voici quelques retours en arrière.

retour en arrière : 21 MAI 2015  (déclic pour voir la psychiatre et prendre des antiD pour la 1ere fois)

– le/a psychiatre : dimanche dernier j’ai craqué (pas frappé)…à bout…. j’ai entrevu l’infime possibilité que je puisse être violente avec mes enfants et ça je refuse. Dès lundi j’ai appelé la psy pour qu’elle envoie ladite lettre « parce que ça devient urgent ». Je suis donc en attente que le médecin me rappelle pour me donner un rdv (ils sont débordés)……….. En même temps, il suffirait qu’on habite plus sous le même toi pour que ça aille mieux. Mais en attendant, je crois que j’ai besoin d’être un peu plus « zen », que les petits détails glissent sur moi et non pas s’insèrent en moi comme des pics qui ne font qu’accentuer mon « énervement ».

retour en arrière : 29 JUIN 2015

Mes questions maintenant sont : et quid de la dépendance ? est-ce que le sevrage est une étape « difficile » ? j’imagine que ça dépend des gens……………. et APRES l’arrêt de ces pilules magiques, est-ce que je continuerai à être « ouverte » (bon je suis d’une nature réservée donc ça ne m’a pas non plus métamorphosée mais quand même, c’est assez agréable) ? Est-ce que j’arriverai à « maitriser » mieux mes colères intérieures ?

A suivre donc.

retour en arrière : 18 JANVIER 2016 (reprise des antiD en vue)

Le seul truc dont je me souviens précisément, c’est que je me suis énervée contre tous les deux (à 2 moments différents) et ai franchi un autre « degré » (?) car j’ai serré l’un deux un peu plus fort qu’avant (heureusement, je ne le fais que très rarement) mais si ça progresse comme ça, c’est grave (c’est d’ailleurs ce qui m’avait motivée pour prendre les antiD, ne pas en arriver à les frapper). Donc, il y a eu « progression » (je suis la seule juge mais je ne pense pas me tromper), j’ai serré un peu plus. Et pour la première fois je crois, je me suis vraiment sentie « déprimée » (= l’avenir ne peut être que dur/noir). Et je me suis dit que j’allais reprendre les antiD.

Voilà, on voit bien qu’il y a une « escalade » entre le 21 mai 2015 et le 18 janvier 2016. Et lundi dernier (6 JUIN 2016) j’ai encore monté une marche : j’ai shooté dans un sac qui était dans la cuisine et j’ai jeté violemment le tabouret de bar aussi dans la cuisine (j’ai vu que j’avais abîmé le plan de travail en bois >_<). Ca c’est parce que depuis quelques temps, le coucher n’est plus aussi facile qu’avant : ils ne s’endorment plus avant 22h (avant 21h, max 21h30,  parfois il y en a un qui sort de la chambre (rare), des rappels pour bisous, calin ou « j’arrive pas dormir », « à côté de moi »… et lundi je crois que je mourrais de faim, je devais encore faire la vaisselle et manger… Et j’ai aussi porté Choubidou très méchamment pour le mettre sur le tabouret de bar (nouvelle technique de punition qui en général calme le jeu mais là il arrêtait pas de pleurer… après c’est la spirale infernale, il t’énerve en core plus –« putain mais ferme-là, j’en ai ras-le-cul de tout ça » en pensées– , ce qui le fait pleurer encore plus….).

Donc, depuis le début, les solutions (causes à identifier) possibles auxquelles j’ai pensé pour arrêter ces « gros énervements dirigés vers mes enfants » sont :

  • je vais pas bien –> je prends des anti-dépresseur –> un effet sur ces « gros énervements » ??
  • je me sens frustrée de ne pas pouvoir « vivre » ma vie de femme –> je me suis remise à mes activités manuelles –> je me couche plus tard, fatigue+, patience-, cris++ –> conséquence mitigée sur ces « gros énervements »
  • j’ai un mec dans mes pensées, ça me donne le sourire, je vois la vie en un peu plus rose (au niveau sentimental) –> effet encore inconnu car c’est tout récent ! à suivre
  • j’en avais déjà évoqué le sujet ici : après plusieurs mois « d’observations », j’ai cru pouvoir constater que je suis ce monstre entre ma période d’ovulation et l’arrivée des règles à peu près, donc une bonne quinzaine de jours +/- intensément. Donc, les hormones de mon cycle –> je reprends la pilule depuis 2 jours –> effet à suivre dans les prochaines mois !!!  (la preuve, mon dernier pétage de plomb était le lundi et mardi mes règles sont arrivées, et depuis ça va mieux !!)
  • j’ai un problème de gestion de la colère ? idée à creuser et y remédier
  • faire du yoga –> en projet !! à suivre
  • EDIT. reprendre une organisation digne d’une mère de jeunes enfants parce que là ça part en cachuètes ! (cuisiner la veille, priorité aux choses importantes et moins de trucs perso en semaine, manger en même temps qu’eux, préparer mes affaires la veille…) –> moins de stress, moins pressée de les coucher, plus patiente et à l’écoute = cercle vertueux

Voilà, je vais me répéter mais je préfère : ) Je viens là pour vider ce qui me tracasse, pour garder une trace de cette période et aussi peut-être que pour certaines filles qui passeraient par là comprennent qu’elles ne sont pas les seules à s’énerver sur leurs enfants, jumeaux ou pas, c’est dur !

Courage !!

 

L’après-vacances + où j’en suis avec les antiD ? + edit

On est rentrés vendredi 1er (personne sur la route!), on a tous dormi chez mes parents. Puis le samedi j’ai laissé les zouzou chez eux puis direction l’appart pour faire du ménage etc (et aussi prendre un peu de temps que pour mes petites activités manuelles 😀 ). Ils sont revenus le dimanche après-midi.

Reprise du boulot (champiNou n’était toujours pas rentrée). J’ai passé une semaine fatiguée mentalement ! Pour les deux parties (enfants et adultes) je pense qu’il fallait un peu de temps pour se réadapter au rythme, même si la coupure n’a pas été très longue.

Comme d’habitude, Lire la suite »

Ca va pas… mais ça ira !

*La dernière fois que j’ai éclaté en sanglots, si je me souviens bien, c’est le lendemain du retour des vac cet été (retard avion, multiples A/R maison/boulot pour les clés…etc) !*

Ce matin je n’ai pas pu me retenir dans la rue en emmenant les zouzous à la crèche…

Il faut dire que ça couvait :

– plusieurs jours qu’il y a des (courts) moments difficiles et où je perds mon sang-froid, j’en tire un par le bras, porte l’autre sèchement, crie, les envoie au coin (enfin, surtout Lou) mais hier soir et ce matin c’était alerte rouge ! Je me sentais comme ces personnes qui Lire la suite »