Reprise

*Petit article en vrac, sans construction*

Je reprends en douceur mes activités (boulot, enfants, blog…) après un moment de « glandouille » !

Pour résumer, j’avais vu la psychiatre un mardi car épuisée physiquement et moralement (je ne me sentais pas déprimée… juste découragée par la « force d’inertie » de Mr Champi). Commencé à prendre les anti-dépresseurs légers mercredi. Vendredi et pendant une petite semaine, quand je parlais à quelqu’un, je sentais une grosse fatigue me tomber dessus comme une masse, mes yeux avaient envie de se fermer et j’avais la bouche sèche… j’avais mis cette grosse fatigue sur le compte de « l’autorisation inconsciente » de craquer à l’écoute du mot « dépression ». Je ne me voyais pas aller bosser, je suis passée lundi au bureau pour l’expliquer à ma « chef ». Dans la foulée j’ai appelé la psy qui m’a donné une semaine d’arrêt et m’a dit que quoiqu’il en soit les médicaments (normalement) ne faisaient pas cette effet là.

Le lundi d’après je ne me sens pas en très grande forme mais je vais quand même au boulot sans grande conviction. Le mardi matin je n’ai pas le courage de me lever, j’appelle le boulot et suis à nouveau arrêtée 1 semaine. Même si je ne ressentais plus cette grosse fatigue du début, je restais quand même sans énergie ! Au bout de presque 3 semaines de médoc et avec toujours un état de fatigue présent, la psy change de médicament (aussi léger, juste une autre molécule) puisque bien que ça soit rare qu’ils causent une telle fatigue, ça reste possible. On ne saura jamais exactement. Avec le nouveau je vais mieux petit à petit, mais ça a aussi coïncidé avec une lueur d’espoir : mon père avait trouvé un logement (tout petit, soit) pour Mr Champi !!

Toujours pas en méga forme, j’ai le droit (horrible le sentiment de culpabilité par rapport au boulot) à une 3e semaine. Cette fois-ci il est hors de question qu’il y en ait une de plus ! Je prends des vitamines, mange plus de fruit et légumes, le reste ça n’a pas changé depuis le début de l’arrêt : en alternance, mes parents viennent dormir à la maison pour s’occuper des enfants avec moi le matin et le soir + week-end. Pendant la journée, je vais me reposer chez eux, les enfants étant gardés à domicile.

Et puis donc gros déblocage de la situation quand Mr Champi a enfin où aller habiter. Tant que les enfants sont gardés à l’appart, il peut venir les voir quand il veut tant qu’il part avant que j’arrive. Pour le week-end on va s’organiser.

J’ai beaucoup de chance d’être bien entourée que ça soit la famille ou les aides extérieures. J’en suis consciente et reconnaissante.

Mon 1er jour de boulot s’est passé tranquillement. Le plus fatigant à long terme c’est les transports en commun et tout le reste. Le travail reste mon moment le plus calme de la journée (à part quand les enfants dorment ^^).

Depuis que je prends les anti-dépresseurs, je me sens « plus ouverte ». J’aide plus facilement les gens dans la rue, ou c’est eux qui viennent plus facilement vers moi. Les gens un peu bizarres qui parlent aux inconnus, je les attire j’ai l’impression 🙂 Je me sens moins stressée, plus apte à lâcher prise sur ce qui n’est pas primordial (genre une voiture passe au feu rouge, je vais moins m’énerver qu’avant, je laisse couler plus facilement) + tous les détails de la vie quotidienne, je suis plus cool Raoul… : )

La nuit je fais des rêves bizarres mais pas des cauchemars et puis je m’en souviens très bien, c’est bizarre comme sensation. Deux nuits d’affilé j’ai eu l’impression d’avoir assisté à des films de SF et le scénario était original !! Et ça se passait dans le futur… ça travaille là-dedans ! (un peu à la Vice-Versa : )

Mes questions maintenant sont : et quid de la dépendance ? est-ce que le sevrage est une étape « difficile » ? j’imagine que ça dépend des gens……………. et APRES l’arrêt de ces pilules magiques, est-ce que je continuerai à être « ouverte » (bon je suis d’une nature réservée donc ça ne m’a pas non plus métamorphosée mais quand même, c’est assez agréable) ? Est-ce que j’arriverai à « maitriser » mieux mes colères intérieures ?

A suivre donc.

Les enfants ont été un peu perturbés au coucher et certaines nuits car changement dans leurs habitudes mais rien de bien méchant. Ce qui me réconforte c’est que quand je suis bien, tout se passe super bien : )

Sinon, j’en ai parlé à certaines personnes quand le sujet arrivait dans la conversation et certaines m’ont « avoué » avoir eu de mauvais moments et avoir pris des AD aussi. C’est sympa de se sentir conseillée et de voir qu’on est pas seule.

Objectifs du moment :

– y aller mollo car je n’ai pas repris toutes mes forces

– reprendre un maximum d’énergie pour l’étape « vacances » (je ne sais plus si j’en ai parlé ou pas mais j’avais décidé à un moment d’énervement de ne plus partir, ni les enfants donc, mon père a dit « tu vas déclencher la guerre », « soit, alors je partirai avec ma mère chez les beaux-parents » !! Mon Dieu, je me demande vraiment à quoi vont ressembler ces 3 semaines. Au pire il y a notre maison de famille pas trop loin donc si ça se passe vraiment mal on arrête ! (la psychiatre m’a dit de ne pas y aller bien sûr… que ce n’était pas logique… je lui ai expliqué mes arguments…)

– mettre de l’eau dans mon vin par rapport à Mr Champi car ce n’est pas facile ce qu’il vit… être moins exigeante sur ses allers et venues à l’appart par exemple pour cuisiner, se reposer etc

– faire avancer la situation :  prochain rdv chez la médiatrice le 11 juillet

Voilà, je crois que c’est à peu près tout.

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