Le suivi de la famille Champi (et autres news)

** Quand je dis « suivi », je parle de toute personne ou organisme qui a participé à nous aider depuis l’arrivée des miniChampi, de la difficulté « basique » à l’arrivée de jumeaux, jusqu’à maintenant, période de séparation avec Mr Champi.**

Choubidou et Loubilou sont arrivés le 8 août 2013, restés 18 jours en néonat.

– A notre retour à la maison nous avions la TISF qui venait 3 demi-journée (4h) dans la semaine. Et ce jusqu’à fin avril 2014. Elle aidait pour tout ce qui touche aux bébés : bib, change, sortie, lessive, préparation purée… et je pouvais aller (me ren)dormir quand elle était là. Donc c’est une aide indispensable je trouve, même si on a déjà la famille qui aide. Dans les premiers mois, toute aide est bonne à prendre !

– Nous avions également la visite régulière de la puéricultrice de la PMI qui venait nous voir, pour les peser, voir comment ça se passait, prendre des nouvelles, conseiller, PARLER ! etc…

– Quand les nuits difficiles (et l’endormissement !) se sont installées dans la routine, nous avons été « consulter » à L’Aubier vers mars 2014, sur les conseils de la TISF (merci Béatrice!). C’est un « centre de prévention et de soins psychologiques qui intervient dès la grossesse et après l’accouchement auprès des bébés et de leurs parents… » .

Nous avions 1 à 2 rendez-vous par mois. En général nous étions reçus (toute la famille Champ!gnon) par une psychologue et une éducatrice jeunes enfants (EJE), mais parfois sans cette dernière pour cause d’emploi du temps. Très vite, j’ai amené sur le tapis le fait que « peut-être qu’ils se réveillent parce que l’ambiance est pourrie à la maison et qu’on s’engueule souvent ? » (j’ai utilisé d’autres mots ! 🙂 ). A ce moment-là, je n’avais pas encore la séparation en tête (pas consciemment en tout cas). Donc nous parlions avec la Psy et les enfants jouaient par terre avec l’EJE ou seuls (tout y est aménagé pour eux bien sûr !). La psy me guidait dans mon chantier « endormissement/nuit », elle n’a pas donné de solution miracle bien sûr (personne le peut) mais ça m’a aidée dans mon combat du moment !

Depuis environs 1 mois, que j’ai explosé, en pleurs, que mon mari est sorti de la pièce… elles nous reçoivent séparément, chacun de nous 2 avec les miniChampi. C’est la psy qui m’a suggéré de consulter un psychiatre du Centre Médico Psychologique (ils sont en liaison, donc plus simple pour le suivi) car la situation pouvait dégénérer à n’importe quel moment. Le mot psychiatre m’avait fait peur… c’est après que j’ai appris que la différence entre psychologue et psychiatre c’est que le 2e a fait des études de médecine et est donc habilité à me prescrire quelque chose pour m’aider à traverser cette tempête. J’ai donc eu un entretien avec une infirmière du CMP et apparemment mon cas n’a pas semblé nécessiter la consultation d’un médecin… en apprenant ça il y a 3 semaines je ne savais pas si c’était une bonne ou une mauvais nouvelle >_< . Elle a dit que si la psy voulait que je consulte un psychiatre, il fallait qu’elle fasse une lettre de recommandation à Dr untel.

– En parallèle ou un peu après, je ne sais plus, j’ai commencé à voir une « conseillère familiale » du CPEF (Centre de planification et d’éducation familiale, en relation avec la PMI) quand j’ai commencé à « me rendre compte » que je m’étais trompée, que j’étais dans la merde, que je ne supportais plus mon mari…………. et par la suite nous l’avons consultée ensemble pour qu’elle nous accompagne dans la séparation. C’est elle qui dès le départ m’a conseillée de voir une psychologue, elle m’a donné les coordonnées d’une personne « souple » au niveau du tarif (sans ça je ne pourrais pas me le permettre!).

– La psychologue, il y a eu des périodes où je la voyais environs toutes les 2/3 semaines, puis un gros blanc parce que je me sentais paumée et que la situation n’avançait pas… et là je vais reprendre régulièrement. Comme elle le dit, c’est un espace à moi, seulement à moi. Alors je parle de la situation qui n’avance pas, de chaque nouvel événement, des situations que je redoute, je crache mon venin sur Mr Champi (même s’il y a de rares paroles compatissantes pour lui)… etc

C’est elle qui nous a vraiment aidés pour les nuits car la seule fois où j’y suis allée avec Mr Champi, elle a clairement dit « je m’inquiète pour vous, vous êtes épuisée, il faut calmer l’ambiance à la maison pour que les bébés puissent dormir, pour que vous vous puissiez dormir et aller mieux » (en gros). Et à partir de ce moment-là, vers octobre à peu près (je ne sais plus exactement), on s’est moins engueulés, les nuits ont commencé à s’améliorer (ils avaient14 mois). [j’ai raconté les galères du sommeil sur ce post]

– le/a psychiatre : dimanche dernier j’ai craqué (pas frappé)…à bout…. j’ai entrevu l’infime possibilité que je puisse être violente avec mes enfants et ça je refuse. Dès lundi j’ai appelé la psy pour qu’elle envoie ladite lettre « parce que ça devient urgent ». Je suis donc en attente que le médecin me rappelle pour me donner un rdv (ils sont débordés)……….. En même temps, il suffirait qu’on habite plus sous le même toi pour que ça aille mieux. Mais en attendant, je crois que j’ai besoin d’être un peu plus « zen », que les petits détails glissent sur moi et non pas s’insèrent en moi comme des pics qui ne font qu’accentuer mon « énervement ».

* * *

J’ai un problème (à bout, agressive avec lui, déprimée ?… etc) et mon mari aggrave ce problème, ce qui a des conséquences sur nos enfants : je lui répète tout cela depuis des mois maintenant mais RIEN ne bouge, il ne cherche pas à trouver un logement (au moins temporairement) pour apaiser la situation, pour le bien-être de nos enfants. Je lui dis, je lui écris, je lui hurle, je lui fais sentir que je ne le supporte plus et que c’est les enfants qui trinquent. RIEN. Et je le vois vivre la vie quotidienne comme si de rien était (sauf le fait qu’il essaye d’éviter la maison au maximum), plus je le vois plus je fatigue à l’intérieur (à le détester, à vouloir l’éviter, à stresser de rentrer dans cet appartement) mentalement et physiquement. RIEN. Plus je pense à tous les gens que l’on consulte et que rien avance, plus mal je vais. Plus le temps passe plus je perds l’espoir qu’il parte un jour (avant la maternelle, car maintenant que nous avons les places en crèche nous ne pouvons pas vendre l’appart). La semaine ça va car je bosse et lui bossant de nuit, on ne se croise qu’une heure le soir (quand il est de repos il essaye de sortir). Mais le week-end est devenu ingérable. Le week-end dernier mes parents n’étaient pas là… mais désormais, je ne me vois pas rester seule à l’appart avec lui le week-end.

* * *

Pour conclure sur le sujet initial, faites-vous aider dès le début avec le(s) bébé(s) si vous en ressentez le besoin. Si vous avez un doute ou que vous avez le moral à plat, contactez votre PMI, ils sont une aide précieuse. Et comme vous pouvez le voir il y a d’autres organismes pour la petite enfance. Même si j’ai l’impression d’être dans un tunnel sans fin par moments, et que rien avance, je sais que toutes ces personnes/organismes vont m’aider à aller mieux.

~Est-ce que quelqu’un est déjà passé par là ? Comment ça s’est passé ? Avez-vous des conseils ?~

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s