Envie de le frapper…

Ca faisait longtemps que ça n’était pas arrivé !

J’ai réussi à me tenir à carreau depuis plusieurs mois… essayant d’éviter toute situation qui pourrait mettre le feu aux poudres.

Hier, nous avions rdv (le 1er) chez la médiatrice à 14h00.

Je note les rdv sur un calendrier, punaisé au tableau d’affichage dans l’entrée.

Quelques jours avant, petit sms de rappel des rdv notés sur ledit tableau + adresse du lieu et station du RER, la veille sms de rappel du rdv médiation. J’ai dû prendre mon après-midi pour ce rdv. Lui ne travaillait pas la veille (il travaille de nuit). En partant du boulot, en moi-même : « je lui envoie un mail de rappel ? »… « non, ça va faire maman poule ! »… j’envoie quand même un sms mais sous une autre forme qu’un « rappel » ! « On se retrouve à la sortie du RER ? je ne sais pas quand je vais arriver… ». Puis ensuite, voyant que je n’arriverai pas à l’heure et que lui y était déjà : «… c’est au tribunal le rdv, tu le vois ? t’as vu où c’est sur le plan ? » … car autant gagner du temps vu que je suis déjà en retard ! Il me répond un truc du genre

« c’est pas la peine, je t’attends on regardera ensemble ».

Je vous la fais courte : je sors, pas de Mr Champignon « il a dû sortir à l’autre sortie »… sms avec indication du lieu… re sms… j’attends, c’est une petite station donc il devrait déjà être là… je lui laisse le bénéfice du doute… re re sms…. Je poireaute et déjà je commence à bouillonner à l’intérieur…. 14h10, je décide d’y aller pour au moins dire que je suis là… appel : « vas-y rentre, je me suis trompé de station » !! J’arrive bien stressée et énervée. 14h15. Elle ne peut pas me recevoir seule, logique. Il pense arriver dans 15 min… sms « j’espère au moins que tu te rends compte que je vais avoir 3h30 à rattraper au boulot ! Tout ça pour rien !! … quand tu rentres prends l’escalier, 1er étage ».

Assise à attendre, je l’entends qui arrive en bas et qui demande son chemin. No comment.

14h50. Nous rentrons

Tout ça pour vous situer dans quel état j’étais DEJA !!

En repartant, dans la station du RER il me dit qu’il veut que les enfants (21 mois) restent avec lui 1 semaine de plus cet été (j’ai prévu de partir 3 semaines, ce que je lui ai toujours dit) dans sa famille à l’étranger (on y a été quand les loustics avaient 10 mois, pendant 2 mois). Il savait très bien que depuis qu’on parle des vacances, quand je lui dis je pars 3 semaines, ça veut dire moi ET les mini Champi ! Je suis d’accord pour qu’ils partent seuls là-bas mais pas avant leur 6 ans au moins !! 21 mois, ça parait logique que je les laisserai pas sans moi (rien à voir avec mère poule etc… il n’a rien d’un père capable de s’occuper de 2 enfants en bas-âge, et hors de question que ma belle-mère les gère seule…). Bref. Quand il me dit ça, je ne l’avais pas vu venir. Mais alors pas du tout. D’où la montée soudaine d’une grosse boule chaude à l’intérieur, le coeur qui bat, les tempes qui tembourinent… Je lui réponds que non, les enfants restent avec moi. Et là s’en suit une engueulade (à peu près discrète vu qu’on était en public). Avec ce genre de sujet, quand il insiste, je n’arrive pas à me calmer, ça me met les nerfs en pelote ! Et là je bouillonne à l’intérieur.

Il me balance un truc brûlant (il le savait que j’allais pas dire en souriant « mais bien sûr mon amour, je vais laisser les enfants avec toi, à l’étranger alor que je suis limite en dépression ») et il me demande de me calmer (car on est en public !). Mieux, il s’énerve parce que je ne lui réponds pas calmement, gentiment. Ce qui me fait bouillonner de plus belle !! On est parti chacun de notre côté puis je suis restée un moment à pleurer dans la gare de ma ville. Sans savoir quoi faire. Je pleurais parce que j’avais cette envie à l’intérieur de moi, cette envie de le frapper… avec tellement de haine envers lui… Heureusement, il n’y a pas eu de 4e fois.

* * * 

Ce n’est pas juste une petite conversation qui a déclenché tout ça. C’est l’accumulation de plein de choses. Remis dans le contexte c’est un événement qui fait que depuis que ça ne va plus entre nous, depuis que j’ai parlé de divorce, depuis que je suis dans une saleté de salle d’attente (psychologique, émotionnelle, vie quotidienne, démarches…), c’est le genre d’événement qui me transforme en bombe à retardement. Encore une fois. La bombe a déjà explosé 3 fois.

Je suis dans un tel état de stress, de fatigue émotionnelle/psychologique… toute cette colère à l’intérieur de moi… je n’arrive pas à me contrôler. Je n’excuse pas mes gestes mais il est incapable de faire quoi que ce soit par lui-même, il faut tout lui dire, lui mâcher le travail, + tous les détails de la vie quotidienne « basiques » qui passeraient sans trop d’encombre dans un couple normal mais qui là sont d’autant de pics qui entament mon stock de patience. Et je suis là, bloquée dans cet appartement avec un adolescent qu’il faut pousser pour qu’il fasse un pas pour faire avancer cette situation qui me bouffe de l’intérieur. Je dois faire avancer la situation avec un boulet attaché au pied !

Voilà, je fais partie des femmes qui ont frappé (frappent ??) leur mari.

(Ce n’est pas un post facile à écrire car ce que je dis fait partie d’une plus grande histoire, impossible à raconter depuis le début… si j’étais une personne extérieure à tout ça, je compatirais pour lui, je compatirais pour elle … et surtout pour les mini Champi !  Mais je suis en plein dedans et je ne peux pas gérer en même temps mes problèmes, notre problème et en même temps faire la maman qui lui donne la main pour l’accompagner dans ce tourbillon que j’ai (?) déclenché… Je suis prise entre ma culpabilité d’avoir déclenché tout ça et ce qui est en train de devenir de la haine contre lui, alors qu’au début il n’y en avait pas. D’après la psy c’est cette « place » au milieu de ces 2 sentiments qui fait que je ressens tant de violence, qui explose parfois. Je ne vais pas bien et ses comportements sont comme une provocation).

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8 réflexions sur “Envie de le frapper…

  1. (Edit : j’ai changé d’hébergeur de blog, je recopie donc le seul commentaire qu’il y avait, le 16/05/15)

    Bonjour,

    C’est très courageux d’avoir écrit ces lignes, et loin de moi l’idée de te juger. Mais, une piste serait peut être de te dire que cette façon d’être est SON fonctionnement, que tu ne peux rien y changer puisque c’est ce qu’il est, et SURTOUT, qu’il ne le fait pas pour te provoquer ou quoi que ce soit, juste parce que c’est comme ça qu’il est.

    Je veux dire, si tu arrives à te mettre à sa place, non pas pour excuser ou trouver des circonstances atténuantes, mais juste pour voir les choses sous un angle différent, cela te permettrait peut être de calmer ta colère?

    Ça n’a peut être aucun sens ce que je t’écris, mais ça a sauvé en quelques sortes mon couple il y a quelques années. Je sais que ce n’est pas ton but, mais cela peut peut être t’apaiser.

    Bon courage en tous cas.

    Jim

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  2. (ma réponse à Jim le lendemain)

    Bonjour Jim,

    Tout d’abord merci infiniment de m’avoir lue puis mis un commentaire. Tu veux dire tête en l’air ou spontané (il a pas réfléchit avant de me lancer le sujet juste au moment ou j’étais déjà bouillonnante ?). Quoiqu’il en soit, il est comme ça mais dans la situation qu’on vit (et surtout dans l’état psychologique où je suis), ce genre d’événement ne fait qu’envenimer les choses, me rend plus impatiente,… dès le début je vois bien que ça va crescendo et j’ai peur de comment ça pourrait terminer. Je n’ai pas les capacités psychologiques en ce moment pour me focaliser sur ce qu’il a de bon, ses qualités, ses circonstances atténuantes (la sale situation dans laquelle il est par ma faute) pour me détourner de mes pensées « haineuses » contre lui. Ce soir ça a encore monté un degré, à bout j’ai crié que j’allais le tuer s’il revenait à l’appart. .. Lundi j’en saurai plus quand je pourrais voir un psychiatre qu’il me donne au moins qqch pour me calmer un peu…. mais la seule chose qui pourrait vraiment m’aider à aller mieux c’est qu’on habite plus ensemble et il ne fait rien pour ça. Pire, il fait comme tout était normal, après lui avoir crié dessus et dit d’autres horreurs, il m’a répondu. Après il a été se préparer pour aller bosser et en sortant a dit comme si de rien était « j’ai lavé la baignoire » (sous en tendu « tu vois je t’aide avec les enfants »).

    Bref, y a tellement de détails que je peux pas tout raconter. Le seul truc à retenir c’est qu’en soit il ne fait rien de grave (ne rien faire à la maison), je suis en détresse psychologique actuellement, et donc il est mon problème, il me fait aller de plus en plus mal, et c’est les enfants qui trinquent. Il est tellement immature qu’il ne pense pas en père. Si je pouvais partir avec les enfants (puisqu’il ne veut pas quitter l’appart), je le ferais !!

    Merci encore. J’espère sincèrement que tout va bien pour ton couple 🙂

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  3. Tu es très courageuse d’écrire sincèrement tes sentiments. Pourquoi dis tu que c’est toi qui a crée cette situation (le tsunami que tu as inconsciemment créé) ?
    Je lance une piste et peut être suis je à côté de la planque mais je tente : s’il part de la maison, seras tu vraiment sereine ? ce n’est pas évident d’être une maman solo. Oui tu fais tout toute seule mais parfois, juste de se savoir accompagné est rassurant. S’il part, inconsciemment tu vas peut être tout rejeter sur les enfants ?
    Enfin, une dernière idée : s’il part avec les enfants cet été, cela te laisse une période pour te remettre psychologiquement et retrouver tes enfants en étant plus sereine.
    Car élever des enfants c’est épuisant et eux aussi te pompent ton énergie.
    J’aimerais avoir une baguette magique pour te sortir de tout ça mais je suis sûre que tu vas y arriver même si cela prend du temps.
    Bon courage

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    • Salut Flo,

      Merci beaucoup pour ton commentaire !!

      Pour le côté « je suis coupable », j’en ai parlé dans le post Le Pourquoi du comment; je me suis trompée sur mes sentiments, après 3 ans de « vie commune » (car on avait jamais habité ensemble avant qu’il arrive en France), même si ce n’était pas l’amour fou, j’ai voulu passer à l’étape suivante, puis la suivante…… je rappelle que tout ça c’était inconscient, je pense que je voulais juste « être comme tout le monde » 😦 … Du coup je ressens beaucoup de culpabilité, et toute la haine (et violence les 3 fois) contre lui, c’est aussi contre moi, contre les « variables inconnues » qui ont fait que j’ai fait tout ça… désolée c’est pas très clair mais ça reflète les noeuds qu’il y a dans ma tête en ce moment…

      Pour le côté « maman solo », ça ne pourra aller que mieux car, pour schématiser, Mr Champignon est un adolescent, il ne peut rien faire tout seul (je précise qu’il maitrise très bien le français!), il a besoin d’une maman qui lui tienne la main constamment, et ce rôle je ne peux plus l’assumer, 2 vrais enfants, comme tu dis ça te pompe ton énergie, mais un adolescent de 28 ans qui s’accroche, ça te pompe ton moral, c’est un boulet très lourd, je suis épuisée (je ne l’étais pas autant au début) et je dois faire avancer la situation en le trainant… c’est peut-être une image dure mais c’est ce que je ressens à cet instant précis. Encore une image claire : j’ai un certain stock de patience, d’énergie… et lui en pompe une bonne partie, ce qui fait qu’il en reste moins pour les miniChampi… Et ça c’est nouveau car ça fait maintenant plusieurs semaines que la fatigue physique et mentale s’accumule. Le fait qu’il soit à l’appart ça me donne envie de l’éviter au max, quitte à sortir avec la poussette double même si je suis exténuée, ça rajoute de la fatigue donc de l’irritabilité donc un manque de patience… et c’est le cercle vicieux. Quand il n’est pas à la maison je suis heureuse et me sens disponible (mon esprit, mon stock de patience…) pour eux et moi.
      Par ailleurs, je ne souhaite pas l’évincer de notre vie mais qu’il grandisse, apprenne à s’occuper de lui-même (et donc des enfants), et s’installera une garde alternée peut-être. Moralement, de penser à être seule dans l’appart avec les enfants me réjouit; avec lui dedans, je déprime.

      Enfin, pour ta dernière idée, j’ai créé un post pour y répondre.

      Merci encore… je ne sais pas comment l’expliquer mais recevoir des commentaires me fait du bien. Surtout quand ils me font réfléchir.

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  4. Bonjour Mme Champigon

    Je voulais vous laisser un petit message d’encouragement vous me reconnaissez ?
    Je suis passée aussi sur le blog jeveuxunbébé …
    Je voulais aussi réagir à deux trois choses après avoir fait un petit tour sur votre blog !
    Et surtout à ce post et aux commentaires qui le suivent.
    Tout d’abord, bien sûr se mettre à la place de l’autre parfois ça aide à se rendre compte de certaines choses et à apaiser les tensions je suis d’accord avec Flo ; par contre quand cela vous amène, Mme Champignon, à dire « Le seul truc à retenir c’est qu’en soit il ne fait rien de grave (ne rien faire à la maison) », ça ça me fait mal au cœur pour vous et là j’interviens pour prendre votre défense contre vous-même !. Si, si c’est grave, ça. Ne rien faire à la maison alors que vous êtes épuisée, et que vous êtes un couple, que vous avez des jumeaux (mon cauchemar, moi qui ne m’en sort pas avec un !) c’est grave, ce n’est pas une question de caractère ou de fonctionnement (moi aussi à la base j’aime beaucoup ne rien faire, je fonctionne d’ailleurs très bien et bien mieux sans faire la vaisselle les lessives et le ménage). C’est peut-être par contre une question d’éducation,ou de jugeote, ou de nier votre personne, quand l’autre ne fait rien.Comme il faut faire des choses, quand un des deux ne fait rien, c’est bien qu’il compte sur le fait que qqun le fasse ; je reconnais que cela peut-être inconscient, moi même quand j’habitais chez mes parents je ne me rendais pas compte que le linge propre et plié dans l’armoire nécessitait un travail qui ne se faisait pas tout seul, mais je l’ai appris ensuite. Ce que fait l’un ou l’autre dans un couple a des conséquences sur l’autre : ne rien faire veut dire que vous prenez l’autre pour votre domestique et cela c’est une agression.
    Alors oui, il y a des hommes qui ne travaillent pas et qui battent femmes et enfants en dilapidant tout l’argent familial dans la drogue et l’alcool et c’est très très mal, mais ne rien faire à la maison c’est mal aussi. Il y a de nombreuses femmes qui vont très mal à cause de ça, je pense, dont j’ai fait partie pendant mon année de congé parental (ou nous étions rentrés dans l’horrible schéma femme à la maison = doit tout faire et homme au travail : ne fait plus rien de domestique). On se prend encore régulièrement la tête sur cela chez moi, et je pense qu’il y a encore un gros souci avec de nombreux hommes sur cela. Le mien n’a rien d’un macho, c’est juste qu’il ne pense pas assez parfois, ou il n’est pas là (il travaille beaucoup). Je travaille à lui faire comprendre …Et ça avance. Et à lui faire reconnaître la pénibilité du travail domestique mené de front avec le travail rémunérateur puisque moi j’ai plus de « temps »à la maison (travail à 80%)(au détriment cependant de mon petit qui aimerait bien que je joue plus avec lui plutôt que de faire des listes de tâches domestiques avec mes bras et dans ma tête). De plus j’avais lu dans un livre d’I.Filliozat, je crois, enfin peu importe, une phrase de ce genre : »oui, il y des mères qui deviennent maltraitantes à cause du ménage et des vaisselles, etc » …Il ne faut pas minimiser cette charge de travail qui s’ajoute et revient sans cesse, sans la rémunération valorisante en plus et sans la satisfaction du travail fini que l’on peut avoir avec son emploi « exterieur »; Voilà, je voulais vous encouragez sur ce point car cela me semblait très important.
    Cela explique aussi sans doute aussi en partie pourquoi vous vous sentez si mal, et que vous agressiez à votre tour : pris au piège, comme un animal, dans une vie impossible et trop stressante, on retrouve des réflexes d’animal …et on tape.
    Ensuite, je vous comprends tout à fait de ne pas vouloir laisser vos enfants à cet âge ; c’est à mon sens tout à fait normal, instinctif, et puis c’est bien les mamans poules! D’ailleurs vos petits n’aimeraient sans doute pas voir « disparaître » maman pendant une semaine ou plus d’ailleurs. Une amie à moi a laissé ses jumelles une semaine à sa propre mère à peu près au même age pour aller aux etats-unis ; c’était il y a presque un an, le séjour chez mamie s’est bien passé, mais les petites depuis ont des problèmes de sommeil et passent leur vie à réclamer maman nuit et jour. Je ne dis pas que cela ferai la même chose pour vous ou que c’est mal, mon Dieu que je rêve d’une semaine à moi, mais si c’est pour ensuite le « payer » ainsi …et puis cela peut donc marquer profondément les petits.
    Si vous ne le sentez pas, c’est que ce n’est pas bon, et au vu d’un seul argument que vous présentez, je n’irai pas moi-même !
    Voilà, je ne poste pas tous les jours, mais quand je le fais, je fais des pavés, vous pourrez remarquer.
    Bon courage à vous Mme Champignon, et à bientôt sur la blogosphère !

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    • Bonsoir Loukoum,

      Je vous reconnais oui 😉 Merci beaucoup pour votre commentaire et de me défendre sur un point précis 🙂
      Je ne sais pas si je vais pouvoir à répondre à tout ce que vous avez dit. Je vais essayer d’être précise et de répondre dans l’ordre :
      – pour le « ce n’est pas grave » je l’ai écrit en repensant à ce que disait la psy du centre comme quoi son comportement ne justifiait pas cette montée de violence, cette envie de frapper (la source du problème ce n’est pas lui et son comportement, lui n’est que le déclencheur de cette violence, c’est comme s’il appuyait sur un bouton). Elle a raison bien sûr, en temps normal, ce genre de comportement à lui seul ne doit pas entrainer de violence. Mais quand on ne va pas bien et qu’on on se sent comme une boniche comme tu le dis si bien + d’autres choses qui ne vont pas, ce genre de comportement est perçu comme une agression en effet… à chaque action (ou on action) de sa part, ça rajoutait de l’huile sur le feu, comme une boule de feu à l’intérieur de moi qui a fini par exploser.
      – je n’ai pas le souvenir d’avoir beaucoup aidé ma mère non plus, je vivais comme un ado, puis quand j’ai habité seule, j’avais mon rythme de célibataire, la vaisselle quand je voulais etc… Avec l’arrivée des jumeaux (et avant déjà) j’étais forcée de changer, lui a continuer (et surtout quand j’ai commencé à parler divorce) à faire au rythme d’un célibataire.
      – « il ne pense pas assez parfois » je connais !! une fois je suis partie avec les enfants 3 jours chez mes parents, j’avais fait une machine et étendu le linge au milieu du salon avant de partir, à mon retour le linge y était encore. il dit que c’est pas des trucs d’homme… bref

      Je suis bien entendu d’accord avec vous qu’il ne faut pas minimiser la « deuxième journée de boulot » comme le dit ma nounou ^^

      En tout cas pour toi, si « ça avance » c’est bien ! L’essentiel c’est qu’il y ait du progrès.. j’espère que vous arriverez à un équilibre très bientôt. Et que tu pourras bien profiter de ton boutchou !

      Merci pour le retour sur « laisser les bébés sans moi »… c’est sûr qu’il s’écouter, de toutes façons les enfants le sentiraient si je n’étais pas à l’aise avec ça. Je préférerais ne pas y aller du tout en effet, mais mon mari prendrait ça pour une déclaration de guerre et je ne serai pas en mesure de me comporter « calmement »… wait and see !

      J’essaierai de répondre au reste en abordant les sujets sur de nouveaux articles 😉

      Merci encore pour votre pavé, plein d’encouragements !
      A bientôt en effet 😉

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  5. Héhé pour moi aussi parler, commenter, recevoir des réponses, est thérapeutique.
    J’ai aussi une certaine violence en moi, dans mon cas face à ce quotidien assez lourd Bébé-boulot-dodo (pas assez, dodo !) que je n’arrive pas à supporter (bon et peut être aussi à mes propres problèmes existentiels face à la parentalité), violence que je retourne plutôt contre moi (maladies hyper fréquentes,douleurs dans le dos perpétuelles,bruxisme intensif quand je dors, abattement moral ..) mais aussi parfois dans mon couple en parlant mal à mon homme (pas toujours « coupable »de mon énervement, car il en fait !), et même encore contre mon fils malheureusement avec parfois beaucoup de fatigue à m’occuper de lui et à avoir de la patience (bon il est assez dur aussi, mais qui de l’œuf ou de la poule a commencé ?) etc … Ce qui n’est guère mieux …
    Je pense néanmoins que les actes du quotidien comptent énormément dans un couple(wahou la révélation !). Je ne suis pas psy et je ne connais pas grand chose de votre histoire- qui est vous le dites vous même compliquée-, j’ai bien sûr un point de vue « partial » vu que c’est vous seule qui parlez, et en plus je vois des similitudes avec mon couple/de nombreux couples qui sont peut être des « raccourcis »simplistes que je fais, puisque, encore une fois je ne connais pas toute l’histoire …
    Mais je trouve ça dur de vous culpabiliser (de la part de votre psy) en vous disant que le problème vient surtout de vous ! C’est peut-être vrai dans une certaine mesure, et que fassiez un travail psychologique sur vous est sans doute une très bonne idée, nécessaire, mais désolée d’insister, un homme qui ne fait rien pour sa femme et ne s’en excuse même pas, c’est vraiment une forme de violence à mon avis. Et je ne suis pas une féministe enragée …. Mais je ne pense pas que ne rien faire à la maison et penser en célibataire soit la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’opterai plus pour le demi-litre qui s’ajoute à l’autre demi-litre d’autres problèmes. Le quotidien avec des petits (en plus il est connu que des jumeaux c’est hard) et leurs exigences est violent en contraintes et en fatigue, en rajouter en ignorant l’épuisement de l’autre n’est pas un problème mineur !
    Ca me rend folle quand je vois le peu d’exigence que l’on a pour les hommes, avec les discours du genre (parfois entendus de psychologues, justement !) « mais laissez le faire à sa manière, sinon il va se décourager ! ». oui mais retrouver la cuisine sale, collante et encombrée du sol au plafond après la préparation d’un malheureux repas, je suis désolée, ça ne repose pas, ça énerve juste, parce qu’on voit ensuite tout le boulot de « rattrapage » qu’on va devoir faire derrière et oui, du coup, ça rend fou, même si « ce n’est pas grave » en soi. Et encore, ce n’est pas le pire puisqu’il y a eu tentative d’aider. Il y a des psys qui font des merveilles, d’autres des dégâts…
    Vous voyez nous avons une belle histoire d’amour à la base, je n’estime pas m’être trompée là-dessus, et pourtant, il y a beaucoup de violence en moi et même en chacun de nous dans notre couple face aux fatigues du quotidien (ce qu’il n’y avait pas avant notre fils malgré 10 ans de vie commune et des difficultés professionnelles et donc financières importantes parfois, donc pas une vie  » long fleuve tranquille » !) Donc oui un quotidien épuisant, et donc qqun qui participe à cet épuisement peut être bonne une raison d’exploser, même sans problèmes existentiels autres. Parfois quand on entend des « faits divers » horribles du genre des mamans qui ont jeté leurs bébés dans la mer, je me demande toujours ce qui les a poussées à faire ça. je me dis peut-être un quotidien impossible à vivre, pas forcément des terribles maladies mentales ou autres problèmes « intérieurs »… Dans tous les cas, vous avez l’air de retourner ça contre votre mari et de réussir à épargner vos enfants, ce que j’admire !

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  6. Pourquoi ne pas ouvrir un blog Loukoum ? ^^

    Alors, vaste sujet que la violence… je prépare un post sur ce sujet précisément.

    La culpabilité aussi en mériterait un… un jour peut-être 🙂
    Je voulais juste préciser que la psy ne m’a bien sûr pas fait me sentir coupable intentionnellement; je veux dire elle a juste dit (sous forme de question) que le comportement de mon mari (et quelle que soit la raison d’ailleurs) ne justifiait pas de le frapper. Elle n’a pas nié mon ENVIE DE LE FRAPPER, toute celle colère en moi, ces images de violence envers lui quand ça bouillonne en moi. Mais elle a énoncé un fait partial : on ne frappe pas les gens 😉 Et bien sûr qu’elle a raison. De toute façon déontologiquement elle n’ pas le droit de « prendre parti » pour l’un ou pour l’autre. Quoique l’autre fasse, on ne frappe pas. Je frappe, donc c’est moi qui ai un problème à ce niveau-là. Mais au risque de choquer, et pour revenir sur la culpabilité, je ne me sens pas coupable de l’avoir frappé (je n’en suis pas fière non plus bien sûr) car comme vous dites, il m’a provoquée, agressée psychologiquement, horripilé,encore et encore et encore… il a rempli la cocote minute (qui était déjà presque pleine) et l’a faite exploser ! Sur ce point, c’est lui le fautif (c’est mon point de vue, car bien sûr la psychiatre que j’ai vue hier n’était pas du même avis non plus !).

    « Ca rend fou » , c’est tout a fait ça !
    S’il y a de l’amour à la base, j’espère alors pour vous que ce n’est qu’une mauvais période à passer. Mais durant cette période, le temps que votre enfant grandisse et que vous puissiez plus vous retrouver avec votre mari, peut-être essayer de trouver des solutions extérieures ? Mais vous l’avez peut-être déjà fait puisque vous parler de bons/mauvais psy…

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